Sunday, sadly sunday ...

Sunday, sadly sunday ...


___" J'ai l'impression d'être un vase que l'on vient de fissuré ", as-tu dit.
___Un vase fissuré. C'est déjà mieux qu'un vase fracassé sur le sol, s'éparpillant dans toute ta chambre. Un vase déjà trop souvent rafistolé. Il n'aura pas tenu, ce triste dimanche.
___" Je t'aime " t'ai-je dit.
___Tu n'as rien répondu, forcément. Ce fut la première fois que ces mots eurent autant de mal à sortir de ma bouche. Peut-être bien parce que je ne les avais jamais autant pensés, autant ressentis au fond de moi, ce triste dimanche.
___" Je suis désolé " as-tu dit.
___Désolé de quoi ? D'avoir brisé mon c½ur, en me faisant croire que tu étais la personne que j'attendais depuis toujours ? De m'avoir promis des choses qui n'étaient en fait que des mensonges ? Pourtant, j'y ai cru, ce triste dimanche.
___" On devrait aller se coucher ... " tu m'as dit, brisant ce silence, qui aura bien duré une heure.
___Une nuit de torture, à quelques centimètres de ton corps. Ne pas pouvoir te serrer contre moi, passer une nuit dans tes bras, comme tu me l'avais promis. Mes caresses n'y ont rien fait. Tu dormais paisiblement et moi, j'étais en pleure, ne sachant pas quoi faire. J'ai voulu déposer un bref baiser sur tes lèvres endormies, mais tu t'es écarté, comme si j'avais gêné ton sommeil. Tu étais si beau. Je t'ai regardé dormir toute la nuit, le visage mouillé par mes larmes salées et brulantes. J'étais désemparé, ce triste dimanche.
___" Quand comptes-tu repartir ? " m'as-tu demandé.
___En avais-je vraiment l'envie, de repartir ? De te quitter, sur ce quai de gare, ce fameux lundi ensoleillé ? Avais-je envie de te laisser, pour ne plus jamais te revoir ; de laisser mon c½ur à Nantes, en sachant très bien que je n'allais jamais revenir le reprendre ?
___" Je ne sais pas. Le plus tôt possible " t'ai-je répondu, le mensonge dans la voix.
___Tu jouais du piano. Ma chanson. Celle qui me donne toujours autant de tristesse. Comme si tu l'avais jouée exprès, pour me donner encore plus de coups. Puis, tu as écouté cette chanson, que tu m'avais dédiée. Et j'ai pleuré, encore et encore, en silence. Faignant d'aller me préparer dans la salle de bain. Je t'ai écrit un petit mot, sur une page de mon journal intime, pour te dire à quel point je t'aime et à quel point j'étais désespéré. Je l'ai glissé derrière ta partition de piano "The Balcony Scene". Ce n'était pas fait exprès mais, à y repenser, ça correspondait bien à la situation. C'était comme un cri que je tentais de te faire parvenir, une infinie tristesse et un amour inconditionnel. Ma main tremblante, formant des phrases malhabiles.

___" Ce serait bête que l'on perde contact " m'as-tu dit.
___Bête ? C'est tout ? Bête ... Idiot. Con. C'est bien ce que je suis, non ? Puisqu'à présent, nous ne sommes plus en contact, que j'ai voulu te supprimer de ma vie, supprimer ces souvenirs trop douloureux pour moi. Maintenant que tu n'es plus là. Maintenant que je suis parti. Maintenant que tu m'as abandonné, sur ce quai de gare, un sourire amical aux lèvres et moi qui me forçait à faire de même. J'ai fait des efforts, ce dernier jour. J'ai essayé de sortir de ce mutisme, de ce silence pesant. J'ai tout fait pour cacher mon mal-être mais ça n'a pas marché. Lorsque je suis monté dans le train, que je t'ai vu t'éclipser, d'un signe de la main, j'ai eu l'impression qu'une déchirure s'opérait en moi. Si bien que, tout le long du voyage, j'ai pleuré, la musique dans les oreilles. La vieille dame à côté de moi ne semblait pas faire attention. Je pleurais en silence. J'avais le regard vide et seules mes larmes me trahissaient. J'étais vide. J'étais seul au monde.
___Une fois de retour à Rouen, j'étais désorienté. Je ne savais pas bien où aller. Pourtant, il me fallait rentrer chez moi. La gorge nouée. La poitrine vide. Il a fallut que je fasse semblant devant ma mère, prétendant que tout s'était bien passé.
___" Alors, c'était comment ? " m'as-t-elle demandé.
___" Génial. J'ai passé un week-end formidable, tu ne peux même pas imaginer ... " ai-je aussi tôt répondu. Mensonge.
___Maintenant, que reste-t-il de nous ? Rien. Un sentiment obsolète, peut-être. Le souvenir de deux semaines de bonheur virtuel.

Un manque.

# Posté le mercredi 18 mars 2009 16:24

La fin d'un conte de fées ...

La fin d'un conte de fées ...


___Je regrette forcément. Je regrette juste ces quelques jours où j'ai été le plus heureux de toute la planète. J'étais enfin bien, dans une bulle impénétrable. Tu étais le seul à pouvoir la percer et tu l'as fait. Malgré cela, je ne peux t'en vouloir. C'est vrai, comment pourrais-je t'en vouloir de ne pas avoir envie de souffrir ? Enfin, si bien entendu la raison que tu m'as donnée est la bonne ... Oui, je doute et je n'ai plus autant confiance qu'avant. Parce que tu m'avais dit que tu ne m'abandonnerait jamais et voilà où nous en sommes. Mais, par "je ne t'abandonnerai jamais", tu ne voulais pas QUE parler d'un point de vue amoureux. Certes, mais je pensais tellement que mon c½ur pourrait enfin s'emballer de nouveau. J'ai été encore une fois de plus naïf et je ne peux m'en prendre qu'à moi, d'avoir simplement souhaiter être heureux et amoureux. Mais il faut croire que ces deux choses ne vont pas ensemble ... Et ça me rend encore plus malheureux lorsque je me dit que rien ne sera plus pareil entre nous, que tu donneras ton c½ur à quelqu'un d'autre et que je serai écarté du chemin que l'on commençait à emprunter. Ce n'étais finalement qu'un cul de sac de plus. Je voudrais pouvoir dire que je m'y fais, mais ce n'est pas le cas. A chaque fois, c'est une bombe qui explose dans ma poitrine.
___Je pourrais me dire qu'il me faudra simplement du temps, mais le temps n'a jamais apaisé mes maux. Ils sont toujours là, des années après et ils feront toujours partie de moi. Si l'amour réside dans la souffrance et signifie être sans cesse dans le doute, alors je ne veux plus qu'il me tombe dessus. Parce que je n'attends plus rien de lui. J'ai trop essayé de m'y faire, essayer de tenir bon, d'y croire encore et maintenant je n'ai plus aucune force. Alors j'abandonne la partie pour de bon. Jusqu'à la prochaine lueur d'espoir - dévastatrice, une fois de plus.

# Posté le lundi 09 mars 2009 16:58

So, come along ...

So, come along ...


____Nos c½urs acides, qui s'enivrent du parfum sucré du bonheur à deux. Lamentation passée d'un futur enfin concret et heureux. Exquise envie de toi. Satisfaction innommable de pouvoir enfin être devant toi. Vivre une vie sans peur à tes côtés ? Oui, bien sûr, tel est mon rêve et je sais qu'il est facile à atteindre. Dix-huit années à t'attendre, dix-huit hivers à essayer d'oublier ma douleur. Mais à présent que tu es arrivé, tout a commencé à s'effacer et mes blessures ont enfin cicatrisées. Ne t'a-t-on jamais dit que les tiennes étaient les plus belles ? Vestige d'un passé qui t'aura forgé et t'aura fait devenir l'homme que tu es à présent. L'homme dont je rêvais depuis si longtemps. Alors reste. Reste là, à mes côtés. Laisse-moi t'admirer dans ton sommeil, laisse-moi embrasser tes lèvres et te serrer contre moi. Maintenant que la tempête est passée, laisse-moi t'aider à avancer, avec moi. Laisse-moi t'aider à passer cette étape. Je veux te rendre heureux, tu sais, le plus heureux de tous les hommes. Ainsi, le temps ne sera plus un obstacle, mais un allié qui sera là chaque jour pour nous rappeler qu'il faut savoir patienter pour enfin sortir du noir. Oui, je sais qu'à présent on en est sortis, même s'il peut rester quelques fois des zones d'ombre, nous sommes deux à présent pour éclairer notre chemin.

Qu'importe les mauvais moments, car demain, nous serons libres.
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# Posté le jeudi 05 mars 2009 17:38

Parce qu'à présent, j'ai confiance.

Parce qu'à présent, j'ai confiance.


___C'est si étrange. C'est tellement fort que ça parait irréel. Et ça m'effraie. Mais, en fin de compte, c'est peut-être ça, le bonheur. Un mélange de désir, d'appréhension et de peur. C'est comme une lumière vive, éblouissante et hypnotisante. On a envie de la toucher et, en même temps, on a peur de se bruler les doigts. C'est comme une source de chaleur qui nous fait du bien, qui nous réchauffe et nous brûle à la fois. Et l'on est toujours effrayé parce que l'on ne connait pas. Eh bien, le bonheur, moi, avant de le connaitre lui, je n'y avais jamais goûté. Je pensais que c'était une invention, faite pour nous faire rêver. Quelque chose qui n'existait pas et qui servait à nous faire avancer, nous faire espérer qu'un jour nous pourrons connaitre cette plénitude et cette joie, dont tout le monde parle. Un peu comme une carotte, au bout d'une ficelle, que l'on met devant les yeux d'un âne, pour le faire avancer. Quelque chose que l'on essaye d'atteindre mais que l'on arrive jamais totalement à toucher. Et, aujourd'hui, je crois que je sais enfin ce que c'est, le bonheur. Non, ce n'est pas un mensonge. Oui, il existe bel et bien. Je me trouve idiot, à dire ça, mais je le vis en ce moment. J'espère simplement que ce bonheur durera et que je ne serai pas déçu. Mais je ne pense pas l'être. C'est vrai, car tout ce qui émane de lui n'est que bonté, amour et tendresse. J'ai longtemps cherché quelqu'un comme lui et à présent, ma recherche est terminée. Il est là. Il est enfin là et ça me parait tellement trop beau qu'il m'est difficile d'y croire totalement. J'ai enfin trouvé tout ce que je cherchais chez quelqu'un. Et je me sens enfin entier.
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# Posté le lundi 23 février 2009 21:02

" Rêves et réalité ... "

" Rêves et réalité ... "


___Les jours passent et se ressemblent, inlassablement, comme pour me rappeler que ma vie est fade et pâle. J'espère toujours que cela s'améliorera avec le temps, néanmoins.
___La lumière qui éclaire ma chambre semble s'éteindre peu à peu, cependant que j'essaie de rester à l'écart des soucis familiaux. Ah, quelle plaie. Je fais semblant que cela ne m'atteint pas et pourtant j'en prends plein le moral.
___Dites, vous pensez que j'ai encore le droit d'espérer que l'amour m'attend au prochain virage ? Non mais parce que, vous voyez, moi j'y crois toujours. Un peu. J'ai parfois l'impression que ça va me retomber dessus et que je ne m'y attendrais pas du tout. Que pour une fois, ce sera bénéfique pour moi et que ça m'aidera peut-être à rebondir. C'est un peu naïf, comme raisonnement, mais ça fait si longtemps que je ne l'ai pas été. Parfois, ça fait du bien de s'évader un peu, de rêver, même si tout ce à quoi on pense à de maigres chances de devenir réalité. J'aime bien remodeler la réalité à ma façon, de sorte qu'elle soit comme j'en rêve. Par contre, effectivement, lorsque l'on redescend de son petit nuage, ça peut être brutal. Mais à quoi cela sert de vivre, si l'on n'a pas le droit de rêver ? On cours après quoi, si ce n'est après nos rêves ? C'est important de rêver. On donne trop peu d'importance à tout ça. Mais c'est vital.

# Posté le lundi 16 février 2009 19:21